Après la télévision, la social TV

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C’est un moyen d’allier un média traditionnel aux réseaux sociaux et qui nous permet de suivre un programme TV au bureau, c’est la social TV.

Elle née d’une volonté de reprendre le contenu éditorial dans les médias traditionaux tels que la télévision, dans les réseaux sociaux et de micro-blogging.

Les chaînes de télévision captent les réseaux sociaux et ce qu’il s’y passe. Dès lors, les programmateurs augmentent la profondeur éditoriale et apportent de l’information supplémentaire, complémentaire, très souvent demandée par les internautes. Aussi, il était devenu essentiel de se coller aux usages médiatiques des individus. Depuis l’avènement et la démocratisation des réseaux sociaux, les téléspectateurs commentent et partagent des contenus relatifs aux émissions télévisuelles. La télévision devient un « objet social », qui engendre des conversations de grande valeur que les programmateurs doivent capter, comprendre et valoriser.

La social Tv peut prendre plusieurs formes – « Smart TV », « second écran ». Alors que cette dernière peine à trouver sa place dans les ménages français, le second écran propose profondeur et plateforme relais, le mobile.

1. Facebook et Twitter au service de la social TV

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Le réseau de Mark Zuckerberg est le média social le plus utilisé en matière de convergence. Cependant, Twitter reste le plus évident dès lors que le micro-blogging allie esprit de synthèse, pertinence et instantanéité. Certaines émissions telles que « Des paroles et des actes » sur France Télévision, stimulent leur audience via des tweets de questions, commentaires relatifs au sujet traité. Si un tri est essentiel, les rédacteurs retiennent à la lecture, que des informations ont été oubliés et devraient être traitées. Twitter est un réseau qui influe sur l’émission inéluctablement.

2. L’avènement du format live

Il est évident que les rediffusions et films ont moins d’intérêt que les télécrochets ou encore les programmes sportifs. En effet, ces derniers génèrent énormément d’interactions sur les plateformes sociales. Alors que le live était surtout programmé en prime time afin de générer une audience optimisée, la social Tv permet de suivre un programme en direct depuis son lieu de travail par exemple. En effet, on utilise le second écran, son mobile, afin de relancer l’internaute et l’amener à regarder la télévision. Et si elle devenait un système personnel pour suivre un programme dans n’importe quel contexte de vie ?

3. D’une télévision zapping à une télévision de l’attention

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La télévision doit-elle travailler et augmenter la qualité de ses programmes ? La question se pose dès lors que l’objectif premier est de donner matière aux internautes à débattre, rebondir sur les plateformes sociales. La mesure de l’attention et de l’audience change à la télévision avec la démocratisation des réseaux sociaux. Le spectateur démontre son intérêt, sa plus-value mais aussi son mécontentement publiquement. L’intérêt et l’audience se mesurent en partie sur les réseaux sociaux tels que Twitter.

4. Le public devient acteur

Avec la Social TV, le schéma traditionnel de la communication est changé. Le feedback de réception, soit le retour, peut être usé à tout moment et très facilement par les auditeurs. La frontière entre l’émetteur et le récepteur est désormais inexistante. Si le programmateur propose le contenu, ce dernier est façonné et réalisé sur mesure par rapport à son public et le public créé du contenu qui sera valorisé et prit en considération par les chaînes de télévision. Il ne subit plus, il agit et modifie.

5. Quel est l’impact de Twitter sur l’audience TV ?

Kantar Media publie en partenariat avec Mindshare « A year in the life of TV & Twitter in the UK », une étude sur le lien entre les audiences des programmes TV et l’activité sur Twitter. Il a été constaté que le réseau de microblogging a réellement un effet positif sur 11 % des diffusions.

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Twitter a plus d’effet que les genres de programmes que les téléspectateurs préfèrent visualiser en direct.

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En 2006, Jean-Louis Missika annonçait la fin de la télévision, dû entre autre à l’essor de l’individualisme et du refus du dialogue de la société. Cependant, l’usage d’Internet et de ses réseaux sociaux ne deviennent pas un média politique à part mais bel et bien un moyen de s’exprimer complémentaire aux médias traditionaux.

Après avoir été analogique, puis digitale, notre télévision s’apprête à devenir une télévision web et demain une télévision entièrement personnalisée ? Affaire à suivre.

Ressource : État des lieux de la Social TV en France
Crédits : image de couvertureimage du chapitre 3


Publié par Delphine Mattauer le 23 octobre 2014 Google+
Delphine accompagne les marques dans leurs stratégies social media et éditoriales. Passionnée par les nouveaux usages des médias sociaux, elle critique leurs conséquences sociétales et économico-commerciales.

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